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Meta veut maintenant devenir votre assistant personnel avec son agent IA Muse

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Meta a dévoilé Muse, un nouvel agent IA personnel. Au lieu de seulement répondre à vos questions, l’agent agit. Vous lui donnez un objectif, il propose un plan, avance tout seul, puis revient vous voir quand il a besoin d’une validation. C’est en quelque sorte un collègue zélé, mais branché sur vos comptes.

L’entreprise insiste sur la simplicité. Pas besoin de compétence technique, assure Meta. Muse fonctionne dans une application dédiée, sur un site web, et directement dans WhatsApp. Il doit aussi arriver sur les lunettes connectées de la marque.

Un assistant qui promet de tout faire, ou presque

Dans les exemples fournis, Muse peut rédiger un courriel, réserver un voyage, remplir des formulaires, comparer des prix, faire des achats ou organiser des informations dispersées. Vous avez enregistré des vidéos de recettes sur Instagram ou Facebook ? Muse pourra les transformer en liste lisible, préparer les courses, comparer les prix, puis commander les ingrédients avec votre accord.

Pour être vraiment utile, Muse doit évidemment se connecter à des services. Ceux de Meta, mais aussi Google Workspace, Ticketmaster, OpenTable, Spotify ou Apple Santé. Il peut même créer certaines connexions lorsqu’une API publique existe. Vishal Shah, responsable des produits IA chez Meta, affirme que Muse n’est « pas vraiment limité dans ce qu’il peut faire », à condition de lui donner assez d’accès et de lui dire ce qui compte pour vous. Plus on lui confie de choses, plus il pourra se rendre indispensable.

C’est là que le service devient plus délicat. Pour fonctionner pleinement, Muse doit connaître vos habitudes, vos comptes, vos préférences, parfois vos moyens de paiement. Meta assure avoir prévu plusieurs protections, ce qui est à la fois rassurant et exactement ce qu’on attendrait d’une entreprise qui demande autant d’accès.

Muse fonctionne dans une machine virtuelle dédiée dans le cloud, qui est censée isoler l’agent et les données de chaque utilisateur. Un second agent, appelé Sentinel, surveille ce que Muse tente de faire en ligne. Selon Meta, rien ne sort vers internet sans son feu vert. L’agent doit aussi demander l’autorisation avant les actions sensibles, comme d’envoyer un courriel ou de finaliser un achat. L’utilisateur peut consulter l’historique de ce que l’agent a fait et de ce qu’il prévoit de faire. Les connexions aux services peuvent être limitées, modifiées ou supprimées.

Meta affirme que Muse ne voit pas directement les mots de passe ni les moyens de paiement. Pour les achats, l’agent pourra utiliser Link de Stripe, avec une carte à usage unique. Shop Pay et 1Password doivent suivre. Côté vie privée, l’entreprise promet que les conversations avec Muse ne seront pas partagées avec sa plateforme de pub.

Certains achats pourraient toutefois influencer indirectement les publicités affichées. Les utilisateurs pourront aussi refuser que leurs échanges servent à entraîner les modèles IA de Meta. Muse arrive aux États-Unis sur iOS, Android et muse.ai. La plupart des usages seront gratuits, avec des abonnements pour ceux qui veulent en faire davantage.

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